Lexique pour comprendre le métier d’un (vrai) DJ

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Glossaire DJ Funky Jv – le dj qui ranime toutes vos soirées

Beat : figure rythmique jouée par une batterie ou une boîte à rythmes (en anglais : beatbox ou drum machine). Le mot est parfois utilisé pour désigner uniquement la cadence de la grosse caisse (le « pied » ou bass drum), généralement sur chaque temps, comme dans le disco ou la house.*

Beat-matching / Mix au tempo / Synchronisation : faire correspondre les rythmiques de deux morceaux différents pour les enchaîner ou les superposer sans variation de tempo. Aujourd’hui, les logiciels de mixage proposent la « synchronisation automatique » des tempos par un simple clic.

Break : dans un morceau ou un remix, le break est un passage où la musique est soudainement réduite à un ou deux instruments avant que les arrangements soient réintroduits de façon décomposée, piste par piste, créant un effet de tension avant le relâchement de la reprise du morceau (exemple classique et ultra-samplé : le break de Good Times de Chic – à 3’04 du début de la chanson).

Calage : « caler un disque » veut dire le positionner sous le diamant pour le lancer pile à l’endroit voulu (généralement sur la grosse caisse qui marque le premier temps d’une mesure).

Contrôleur : outil de commande (reproduisant souvent des platines de DJ) que l’on branche sur un ordinateur pour piloter des logiciels de mixage.

Cut : lorsque deux platines tournent en même temps, le Cut (coupure, en anglais) est le moment où l’on coupe le son d’un disque pour jouer l’autre. Par extension, le mot désigne le fader horizontal (« tirette », en français très moche, ou « bouton de contrôle rectiligne ») qui permet de passer d’une platine à l’autre sur une table de mixage de DJ. Les DJs hip-hop ont été les premiers à vraiment exploiter cet outil jusqu’au bout de ses possibilités (cf. DJ Cut Killer, le « Tueur du cut »).

Digger : DJ (ou pas) dont l’activité idéale est de courir le monde à lon­gueur d’année pour rechercher des disques rares, des stocks oubliés et des artistes qui soient les plus improbables et inconnus possible.

DJing / Deejaying : terme générique qui désigne l’activité du DJ, le fait de passer des disques, et par extension les techniques de mixage.

Edit / Re-edit : nouvelle version d’un morceau recréée par montage à partir de sa version originale, sans les bandes masters.

Enregistreur multipiste / Deux-pistes, quatre-pistes, etc. : magnétophone à bandes ou équipement numérique permettant d’enregistrer un morceau par « couches » successives d’instruments, dans des « tranches » (les pistes) différentes : une piste servira à enregistrer la guitare, une autre la basse, une autre la boîte à rythme, et ainsi de suite. Un enregistreur deux-pistes permet d’enregistrer deux sources sonores séparément, un quatre- pistes quatre sources, etc. Un grand nombre de pistes permet davantage de complexité dans l’enchevêtrement des instruments ou des sources sonores, et donc dans le produit final (contre-exemple : l’album « Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band » des Beatles, enregistré sur un magnétophone quatre-pistes).

Groove : terme intraduisible – et sans doute le plus complexe à définir ici. On pourrait dire que le groove est à la soul-music et au funk ce que le swing est au jazz. Un mouvement indéfinissable que même le solfège ne permet pas de retranscrire précisément. Techniquement, il s’agit d’une façon de jouer dont les accents présentent souvent un imperceptible décalage avec la mesure. L’effet procuré est une cer­taine décontraction, et une pulsation « chaloupée » qui doit donner envie de bouger. Certains musiciens groovent plus que d’autres (James Brown vs Henri Mancini, par exemple).

Live : pour un DJ, « jouer en live » désigne le fait d’utiliser ses propres
sons, samples, ou instruments, pour (re)créer ses compositions en direct sur scène – par opposition au fait de passer des disques « en DJ set ». À usage plus spécifique que l’expression générique utilisée dans tous les autres genres musicaux pour dire « en concert ».

 LP / EP / Single /12 inch : formats de disques vinyles. Cela correspond, en français (dans l’ordre) aux 33-tours, albums 4 ou 6 titres, 45-tours et maxi 45-tours.

MC : Maître de Cérémonie, peut désigner un rappeur (par opposi­tion au DJ – bien que dans la culture jamaïcaine, ces deux notions se mélangent) ou un « animateur » qui tient le micro lors d’une soirée ou d’un concert – dans ce cas l’accueil du public fait aussi partie du travail du MC.

Mixer / Mix : « mixer » est le fait de mélanger des disques ensemble pour les enchaîner successivement de façon fluide. Le résultat final est un mix.

Pitch : variateur de vitesse dont sont équipées certaines platines vi­nyles, comme la Technics MK2, instrument historique du DJ.

Platiniste : après discothécaire, disquaire, disc-jockey et DJ, c’est la dernière déclinaison francisée en date de ce nom. Mais on peut considérer que « platiniste » désigne plus particulièrement ceux qui poussent à l’extrême les techniques de DJing, pour « jouer » des pla­tines comme un pianiste joue du piano, ou un guitariste, de la guitare.

Playlist : le mot indique à la fois le « stock » de morceaux dont dispose un DJ pour une performance donnée, et la liste des morceaux effecti­vement joués.

Remix : nouvelle version d’un morceau, plus longue, recréé à partir de certains de ses éléments originaux ou des bandes masters, auxquels peuvent être ajoutés effets, instruments, voix, samples, etc.

Sample / Sampler : un sample est un extrait généralement très court ide quelques secondes à quelques mesures) d’un morceau existant, utilisé dans une autre composition. Le sampler est une machine qui sert à fabriquer et à utiliser des samples. Cette technique est à la base du hip-hop et de la house-music, mais elle a précédemment été uti­lisée dans le reggae et le dub, notamment par Lee « Scratch » Perry.

Scène : l’ensemble du public et les acteurs d’un mouvement donné, à plus ou moins grande échelle, comme la « scène techno internatio­nale » ou la « scène hip-hop marseillaise ».

Scratch : la technique majeure des DJs hip-hop. Elle consiste à faire reculer et avancer un disque à la main sous le diamant, en rythme et de façon plus ou moins rapide, pour produire des effets sonores, des samples, voire des parties instrumentales recomposées.

Selector : directement importé de la culture jamaïcaine, le selector est littéralement celui qui choisit les disques – le DJ, donc. Par extension, le terme s’applique aux DJs réputés pour leurs choix musicaux, en dehors de toute considération technique.

Set / DJ set : le contenu de la performance d’un groupe, ou d’un DJ. Aujourd’hui, l’expression «jouer en DJ set » s’applique uniquement au fait de passer des disques – par opposition au DJ qui joue « en live » (ci-dessus), dernière évolution technologique du métier.