30 ans de Fête de la Musique

21juin 30 ans de fête de la musique 30 ans de Fête de la Musique 21juin

30 ans de fête de la musique


 

 Funky JV célèbre les 30 ans de la fête de la musique avec Jack Lang

 Mardi 21 juin Dédicace du livre par ses auteurs en présence de Jack Lang et Jean-Michel Djian

La Touraine – 39, rue Croulebarbe – Paris 75013 mardi 21 juin à 18H

Et pendant ce temps Dj Funky JV mixera la bande sonore de 30 ans de fête de la musique !!

 

dj funky jv et jack lang et Yvette Horner pour les 30 ans de la fête de la musique 30 ans de fête de la musique 30 ans de Fête de la Musique dj funky jv et jack lang et Yvette Horner pour les 30 ans de la f  te de la musique 1024x690 

Photo réalisée avec un seul trucage : le casque !


 

21 juin : Le sacre musical des francais, Jean-Michel Djian

Quand l’événement se livre…

Occasion de se pencher sur l’étonnant phénomène culturel tout au long de ces trente années, le livre 21 juin le sacre musical des Français, que viennent de publier les Editions du Seuil, constitue un reportage exceptionnel qui retrace au fils des pages la manifestation au travers de nombreux documents, correspondances et affiches. Un bel ouvrage de Jean-Michel Djian qui met en pleine lumière l’histoire et l’évolution de cette « fête populaire et nationale » créée pour célébrer la nuit la plus courte et la transformer en concert le plus long de l’année. 216 pages, 29,90 €.

http://www.liberation.fr/livres/01012343973-musique-jours-de-fete

http://www.francesoir.fr/actualite/societe/fete-musique-30-ans-111351.html

 


 

La Fête de la musique a 30 ans

Mardi, la Fête de la musique soufflera ses 30 bougies au son de l’outre-mer. Une consécration pour un événement qui s’est imposé comme une manifestation phare.

 

Un 30e anniversaire qui témoigne de l’ampleur du succès remporté par la manifestation lancée par Jack Lang 

Trente ans, déjà ! Entre gwokas guadeloupéens, biguines martiniquaises et maloyas réunionnais, la Fête de la musique devrait marquer mardi avec un bel éclat, sur le thème de l’outre-mer, cet anniversaire qui témoigne de l’ampleur du succès remporté par la manifestation lancée par Jack Lang. Désormais célébrée dans quelque 120 pays, elle est devenue une date importante pour la promotion de la culture et des artistes français à l’étranger. Gratuite, libre, ouverte à tous et à tous les styles, elle a, il est vrai, tous les ingrédients pour bien s’exporter. Des villes comme Rio de Janeiro, Vancouver ou Lisbonne vont d’ailleurs organiser mardi leur première édition…

« En France, même si les gens ne s’en sont pas rendu compte, observe toutefois Sylvie Canal, la Fête de la musique a été politiquement très soutenue, encouragée, car elle traduisait une nouvelle politique culturelle. Ça n’a jamais été le cas à l’étranger ». De fait, c’est également sous l’impulsion des pouvoirs publics français que la Fête de la musique s’est progressivement imposée comme une institution à l’international. « C’était une volonté très déterminée de ma part, se souvient Jack Lang, l’ancien ministre de la Culture. J’ai écrit à tous les ambassadeurs, tous les directeurs d’instituts culturels français, tous les médias, tous les artistes que je connaissais dans certains pays. »

Cependant, rares sont aujourd’hui les territoires où cette Fête de la musique a la même intensité qu’en France où grandes agglomérations et modestes villages saluent à l’unisson le solstice d’été. Comme chaque année depuis le 21 juin 1982, les musiciens amateurs sont invités à envahir les rues et des milliers de concerts sont organisés dans toutes les régions de France, sur les places, dans les bars et… les églises. 


Quand, en mai 1981, François Mitterrand arrive au pouvoir, la Gauche n’a pas encore idée de ce que la musique peut receler de populaire chez les Français. Certes, elle en a eu un avant-goût place de la Bastille le 10 mai, mais personne au PS n’aurait imaginé qu’il fût possible d’en instituer une fête nationale. Un an de gestation, de maturation, d’hésitations seront nécessaires à la République pour qu’elle accouche d’un phénomène culturel sans précédent dans les nations modernes : une » fête de la musique » nationale, populaire et païenne. Les géniteurs de cette improbable manifestation de masse sont trois rêveurs impénitents, trois figures socialistes quadragénaires : Christian Dupavillon, Maurice Fleuret et Jack Lang. La fête sera gratuite, ouverte à tous, à toutes les musiques.L’information se répand comme une traînée de poudre, tant et si bien que les musiciens d’un soir qui se déploient aux abords des cafés, parcs et halls d’immeubles en oublient les horaires. À 20 h 30, des milliers de gens jouent, chantent et dansent partout en France dans une sorte de grâce et de bonhomie républicaine qui, pour les plus anciens, rappelle le faste populaire des 14 juillet d’antan. La nuit la plus courte, solstice d’été oblige, se transforme comme par magie en un concert le plus long de l’année et ils furent près d’un million dans toute la France à envahir la rue pour jouer ou chanter.En réalité, avec près de trente ans de distance, il apparaît que seules la conjonction de contextes et des intuitions firent de cette fête un événement populaire national qui est devenu, mieux qu’une institution, une énigme joyeuse, robuste, planétaire, dont personne ne peut vraiment expliquer le succès.